On s’installe à la Piscine d’en Face !

C’est officiel, nous avons rejoint notre base, et pas n’importe laquelle

Depuis plusieurs jours, Ecclo a pris ses quartiers au sein de la Piscine d’en Face, à Sainte-Geneviève-des-Bois, en Essonne, à 20 km de Paris.

On vous voit venir…

Des bureaux dans une piscine, c’est un peu bizarre ?!

Ça pourrait l’être effectivement si il y avait encore de l’eau (et du chlore) dans le petit et le grand bassin.

Sauf que depuis 2008, la piscine de Sainte-Geneviève-des-Bois était fermée au public. Jugée trop vétuste, elle était donc en friche, et il était même envisagé pendant un temps de la démolir pour la modique somme de … 1 million d’euros.

« La piscine d’en face… mais en face de quoi? »

La réponse est simple : En face de la nouvelle piscine, ou plutôt de l’espace nautique qui a vu le jour dans la même ville, à quelques mètres de l’ancienne piscine (à peu près 122 mètres à vol d’oiseau). Plus grand et plus « dans l’air du temps », ce nouvel espace propose une pataugeoire, un toboggan, un bassin extérieur, un espace forme avec salle de cardio-training, un spa, un sauna, un hammam, des douches massantes et un bassin tonique dédié aux activités. Le lieu parfait pour se dépenser et se relaxer… en maillot.

Mais revenons à nos moutons, car le lieu dont on veut vous parler, c’est l’ancienne piscine, là où on croise des gens un peu plus couverts.

Dans notre société où le béton n’en fini pas de grappiller du terrain sur les espaces naturels et les terres agricoles, des alternatives ne peuvent-elles pas être envisagées ?

Plutôt que de démolir des bâtiments en friche ou les laisser se dégrader, ne pourrait-on pas trouver une nouvelle vocation à ces lieux ?

A Sainte-Geneviève-des-Bois, la question s’est posée quant au devenir de l’ancienne piscine.

Après 3 ans de concertation, cette dernière a pris un nouveau tournant pour répondre aux problématiques de notre monde en transition. Elle qui roupillait depuis bien trop longtemps a été réhabilitée il y a un an en une pépinière d’activités ou plus exactement un Tiers-lieu.

Un Tiers-lieu ? Qu’est-ce que c’est que ce truc encore ?

Ne vous énervez pas, on vous explique :

Un Tiers-lieu est un terme assez récent qui englobe les différents environnements sociaux qui viennent après la maison et le lieu de travail. En gros c’est un espace commun basé sur l’échange de compétences, de partage de moyens, tout ça sous la forme d’un nouveau type de gouvernance.

A Paris et proche banlieue, on peut citer comme exemple de Tiers-lieu le 6B (Saint-Denis), Les Grands Voisins (Denfert Rochereau) ou la Recyclerie (Porte de Clignancourt).

La réhabilitation de l’ancienne piscine de Sainte-Geneviève-des-Bois a donc été pensée dans cet esprit là :

Réunir au sein d’un lieu innovant et collaboratif des acteurs locaux porteurs d’initiatives économiques, culturelles, sportives, humaines et environnementales.

Après plus de trois années de concertation entre les habitants, les bénévoles, les entreprises et les politiques, le projet est devenu réalité et la gouvernance a été confiée à l’association « le collectif piscine » créé spécifiquement à cet effet.

Au sein du collectif se retrouvent trois collèges : les résidents permanents, les élus et les partenaires associés qui, ensemble, pilotent et gèrent le lieu au quotidien.

Le lieu est ainsi conçu pour les résidents, afin qu’ils travaillent en partageant leurs expériences et en faisant profiter leurs compétences aux autres résidents , et ce en échange d’un loyer modéré.

Elle est pas belle la vie ?

Au total ce sont plus de 30 projets et une centaine de résidents qui cohabitent dans ce lieu atypique. Parmi eux on retrouve donc des entrepreneurs, des associations sportives et artistiques, des organismes de formation, d’insertion professionnelle, des artisans, un studio de répétition et d’enregistrement, un fab lab et une marque de produits bio 🙂

La piscine, aussi et surtout un lieu de vie pour les habitants !

Concerts, spectacles, soirées à thème, expositions, cours de danse, de yoga, couture, gym douce, ateliers d’écriture, de peinture, vidéo ludique, vide-dressing, ciné-rétro… On s’arrête là parce que la liste est beaucoup trop longue et parce que les activités ne manquent pas à la Piscine.

Et pour cause, le lieu a été imaginé avec les habitants et pour les habitants. La programmation culturelle tient une place importante au sein du lieu, qui sans cela, ressemblerait plus à des bureaux partagés, à un espace de coworking ou à un hall de gare déserté. Pour faire en sorte que le lieu vive donc, c’est le collectif de la piscine qui est chargé de programmer et d’organiser ces différents événements.

En dehors de la programmation, la piscine ne dort pas vraiment puisqu’elle reste ouverte au public du mardi au samedi. Ce qui permet aux visiteurs de boire un verre ou se remplir le ventre au « Pool Up Café » ou « Chez Soi » qui proposent des plats inspirés de différentes cultures.

Les habitants peuvent aussi redécouvrir le lieu, se remémorer le temps où la baignade était autorisée grâce aux photos accrochées sur les mûrs par les anciens nageurs, mais aussi parce que le mobilier et les écriteaux de l’époque ont été conservés, comme le petit et le grand bassin qui accueillent les spectacles, conférences, soirées, cours ou ateliers. L’âme du lieu a donc été préservé, et pas que pour le plaisir des yeux.

Le bâtiment en lui-même :

C’est Julien Beller, qui a imaginé le nouvel habit de la Piscine. L’architecte avait entre autre réaménagé la place de la Bastille.

La façade du bâtiment, quant à elle, a été réalisée par Ella et Pitr, un duo d’artistes urbains. La grande vague s’inspire de celle du peintre japonais Hokusai (« La Grande Vague de Kanagawa »)

La notion de développement durable était au cœur du projet de réhabilitation du lieu qui joue aujourd’hui un rôle très important dans la sensibilisation à l’écologie.

Le fait d’avoir préservé la structure externe et une grande partie de l’intérieur du bâtiment a permis de réduire les coûts et préserver ce qui peut l’être. Le recours au bois pour les structures limite ici les déperditions énergétiques et réduit ainsi les frais de fonctionnement, on n’a pas puisé dans les réserves de la planète pour le mobilier puisque une grande partie provient de la recup.

Ca vous rappelle pas quelque chose ça ?

Et dans tout ça, quels sont les projets d’Ecclo au sein de la Piscine ?

Étant basés en Essonne, nous avions entendu parler du lieu à plusieurs reprises.

La Piscine d’en Face a fait partie des lauréats du Prix de l’innovation durable en Essonne en 2018.

1 an plus tard, le Conseil départemental investissait les lieux afin de dévoiler les lauréats de l’édition 2019, dont Ecclo faisait partie (auto-congratulation).

C’est lors de la cette soirée de remise de prix que les premiers contacts ont eu lieu entre Marion la directrice du lieu, et Rémy le fondateur de la marque.

Quelques semaines plus tard, le Comité de sélection donnait son feu vert à notre intégration dans le lieu.

Nous avons donc récupéré le dernier local de 20m2 pour y installer notre QG. Après 2 ans à travailler à domicile et à squatter les terrasses de café, nous somme ravis de pouvoir poser nos valises dans un espace collaboratif comme celui-ci.

Cela va nous permettre de renforcer notre présence sur le territoire essonnien, de présenter nos collections actuelles et futures, travailler en synergie avec des artistes, entrepreneurs et associations.

Le bassin pourra aussi être exploité pour organiser des défilés, soirées, conférences autours de la mode responsable. Et pour ça, on ne manquera pas de vous tenir informés…

Et pour ceux qui veulent essayer nos modèles, c’est possible de le faire, car notre bureau fait également showroom de 9h à 18h du lundi au vendredi.

Bref : La Piscine d’en Face, c’est le lieu dont on rêvait. On pouvait pas espérer mieux pour démarrer l’année !

Découvrez en dessous tous les résidents de la Piscine :


4 réflexions sur « On s’installe à la Piscine d’en Face ! »

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